L’usine de Gémenos est-elle rentable ?
La fermeture de l’usine Fralib de Gémenos prend son sens dans le contexte de difficultés structurelles sur le marché du thé en Europe, qui ont causé des pertes de parts de marché entraînant une surcapacité de production.
Jusqu’à aujourd’hui, 4 usines fonctionnaient en Europe de l’Ouest alors que 3 suffiraient pour assurer les besoins réels des marchés. C’est une situation grave car ces surcapacités font que les coûts des structures industrielles sont insuffisamment absorbés. Cela a un impact sur les prix des produits dont la compétitivité est affaiblie face à la concurrence.
La branche Thés et Infusions Europe de l’Ouest d’Unilever fait aujourd’hui face au risque de voir ses produits disparaître de 4 marchés en Scandinavie. Rétablir cette situation passe impérativement par une réduction des surcapacités de productions qui pèsent sur la compétitivité des produits.
Parmi les 4 usines de thés et d’infusions en Europe de l’Ouest, le site de Gémenos est, de loin, le moins compétitif. Il pèse 27% des coûts pour seulement 5,1% des productions. C’est la raison pour laquelle, dans ce contexte de marché, il n’y a pas eu d’autre alternative que cette fermeture.

