Pourquoi fermer l’usine ?
Unilever a perdu 20% de parts de marché depuis 2003 dans les zones approvisionnées par le site de Gémenos. 85% des thés et infusions qui y sont produites sont commercialisés en France, Scandinavie et Italie. Les volumes de sachets « double chambre » constituent environ 90% de la production de l’usine. Les parts de marché sur ce segment ont chuté de plus de 30% au cours des cinq dernières années.
Cette dégradation a entrainé une situation de surcapacité de production en Europe pour le Groupe : trois usines suffiraient pour produire les quantités aujourd’hui vendues, là où quatre sont aujourd’hui en fonctionnement (Royaume-Uni, Pologne, Belgique et France).
Après examen des hypothèses envisageables pour faire face à cette situation, il est démontré que le site de Gémenos est le moins compétitif des quatre sites européens. Il produit seulement 23,6% des volumes de sachets « double chambre » fabriqués par les quatre usines mais représente 57% de leurs coûts d’exploitation. En considérant l’ensemble des productions, l’usine assure 5,1% des volumes en pesant 27% des coûts. Les coûts de production par milliers de sachets sont près du triple à Gémenos comparés à ceux de Bruxelles.
Le projet de fermeture du site a donc pour objectif de sauvegarder la compétitivité de la branche d’activité aujourd’hui menacée par une surcapacité massive de production.

