« Sur Fralib, Unilever a assumé ses responsabilités à tous les niveaux »

· Jamais autant de moyens n’ont été mis sur la table pour reconvertir un site et revitaliser le territoire dans les Bouches-du-Rhône.

· Unilever assume ses responsabilités à tous les niveaux : discussions lors d’une table ronde, reclassement interne, reclassement externe, reconversion du site, revitalisation du territoire.

· Pour Unilever, le débat est donc désormais clos.


Au cours d’un point presse qui s’est tenu le 18 juillet à Paris, Bruno Witvoët, Président d’Unilever France, a présenté les propositions finales du Groupe pour contribuer à la recréation d’emplois sur le site de Gémenos et dans les Bouches-du-Rhône.

Le dialogue et la concertation favorisée

« Nous avons respecté le dialogue social et montré une grande volonté de concertation, a tout d’abord expliqué Bruno Witvoët. Nous avons accepté de reporter l’application de la décision de justice nous autorisant à faire évacuer le site occupé illégalement, de reporter la remise en état du site alors que notre obligation de locataire reste de le remettre en état fin septembre pour le rendre au propriétaire et, enfin, de participer à une table ronde sous l’égide de l’Etat. »

« Nous avons accepté ce dialogue alors que notre projet de Plan de Sauvegarde de l’Emploi a été validé par la justice le 20 avril dernier. Dans ce plan, personne n’est laissé seul face à un problème d’emploi puisqu’il propose un poste en France à chacun des 103 salariés, même qualification et même salaire, a rappelé Bruno Witvoët

Des projets viables présentés pour reconvertir le site et revitaliser le bassin d’emploi.

« Nous avons respecté nos obligations légales et accepté les règles du jeu de la table ronde en présentant des projets viables et autonomes de reconversion du site de Gémenos et de revitalisation du bassin d’emploi, a précisé Bruno Witvoët, qui s’est dit convaincu que la PME industrielle locale Sibell, qui veut investir 13 M€ et créer 55 emplois, présente le projet de reconversion le plus solide. »

Plus de 12 millions d’euros pour contribuer au projet porté par certains salariés

« Nous avons toujours été constants sur le fait que nous ne pouvions pas céder la marque Eléphant ni sous-traiter des volumes de production, a ensuite insisté Bruno Witvoët. Dès le mois de mai, nous l’avons indiqué au Ministre du Redressement Productif. Malheureusement, le projet de fabrication de thé des salariés repose entièrement sur ces conditions et sur la préemption du site par la Communauté Urbaine de Marseille (CUM), alors qu’elle semble ne vouloir acquérir le site qu’avec la certitude qu’un projet viable économiquement puisse s’y établir. »

Unilever est convaincu que le projet porté par certains salariés n’est pas viable. Mais dans le cas où il serait publiquement soutenu par le Ministre du Redressement Productif, Bruno Witvoët a annoncé être « prêt à mettre plus de 12M€ sur la table pour y contribuer. Ce montant représente la valeur actuelle (7 M€) des machines qui pourraient être cédées à 1€ à la CUM, et le montant global des indemnités transactionnelles (environ 5 M€) qui pourraient être versées aux 78 salariés intéressés par le projet de SCOP s’ils renoncent aux actions en justice (en moyenne 65 000€ par salarié selon les situations). La question que nous posons est de savoir combien d’entre eux sont réellement prêts à les investir dans leur projet. »

« Par ailleurs, en plus de ces 12M€, une partie des fonds prévus par les différentes enveloppes du PSE (revitalisation : 1,54M€ ; formation : 400 000€ ; création d’entreprise : 366 000€ soit 2,3 M€) pourrait également servir à ce projet. »

« Ces montants parlent d’eux-mêmes : jamais autant de moyens n’ont été mis sur la table pour reconvertir un site et revitaliser le territoire des Bouches-du-Rhône. Unilever a assumé ses responsabilités à tous les niveaux : discussions lors d’une table ronde, reclassement interne et externe, reconversion du site, revitalisation du territoire. Le débat est donc clos, nous avons fait le maximum », a conclu Bruno Witvoët.
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